Deux types d’acouphènes peuvent être détectés chez une personne: les acouphènes dits objectifs et les acouphènes dits subjectifs. Les premiers sont détectables au stéthoscope par le médecin et souvent liés à des malformations vasculaires.

Il est difficile d’identifier une cause réelle aux acouphènes, excepté en cas d’acouphènes objectifs qui proviennent d’une malformation

Les acouphènes subjectifs, plus fréquents, sont entendus uniquement par le patient et expriment des bruits comme des bourdonnements ou des sifflements. Acouphènes objectifs comme subjectifs varient en intensité et en durée et peuvent avoir des conséquences différentes selon les individus, allant de la gêne permanente et handicapante au simple dérangement ponctuel.

Cependant, sur le long terme, ils peuvent causer des états d’anxiété pouvant mener à la dépression. Ils demandent donc un suivi régulier et la recherche d’un traitement accompagné d’un spécialiste.

Une cause identifiable?

Il est difficile d’identifier une cause réelle aux acouphènes, excepté en cas d’acouphènes objectifs qui proviennent d’une malformation.

Les autres sont souvent incompris du corps médical qui se trouve démuni face à ces derniers et c’est sans doute à cause de leurs origines diverses: psychologiques, somatiques ou neurologiques, ils peinent à être identifiés précisément et donc à être traités de manière adéquate.

Que faire en cas d’acouphène?

Il existe actuellement peu de traitements réellement efficaces bien que, en principe, les acouphènes diminuent avec le temps. Il s’agira avant tout d’habituer le patient à sa présence et à le supporter dès que le trouble se manifeste.

Il existe cependant quelques méthodes pour soulager la personne, comme la thérapie de réhabituation qui consiste à la pose d’un appareil qui émettra des sons neutres couplés à des exercices de relaxation.

Elle reste cependant coûteuse et demande un investissement personnel. Une thérapie cognitivo-comportementale qui consiste à voir l’acouphène comme quelque chose de positif peut également aider le patient, sachant qu’un suivi psychologique est recommandé en cas d’acouphènes.

Des exercices de relaxation, de sophrologie ou même d’hypnose peuvent parfois se révéler positifs et encourageants.