Quelles sont les maladies et troubles respiratoires les plus répandus?
Il existe trois problèmes respiratoires chroniques ou persistants importants actuellement dans le monde:

  • La bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO, en anglais «COPD» pour chronic obstructive pulmonary disease, près de 400 000 personnes touchées en Suisse.

  • L’asthme dont la prévalence augmente avec 1 enfant sur 10 de touché dans le pays.

  • Le syndrome des apnées du sommeil, pathologie fréquente ayant des répercussions diurnes et cardiovasculaires qui concerne environ 150 000 personnes en Suisse.

 

BPCO et réhabilitation respiratoire

Cette maladie irréversible est la 1ère cause de mortalité dans le monde selon les données de l’OMS et sera très certainement la première cause de décès à partir des années 2030.

La recherche médicale et pharmaceutique a progressé à grands pas depuis ces deux dernières décennies. Il existe des médicaments inhalés appelés bronchodilatateurs de plus en plus spécifiques et faciles d’utilisation qui permettent de stabiliser la situation.

Certains médicaments y contribuent mais la réhabilitation respiratoire s’est avérée très efficace pour améliorer le pronostic global tant en termes de nombre d’hospitalisations en urgence qu’en termes de mortalité et durée de vie.

La réhabilitation respiratoire, comme la réhabilitation cardiaque, consiste à promouvoir l’exercice physique et le maintien d’une bonne capacité musculaire. La réhabilitation se fait selon un programme spécifique organisé par des centres validés qui existent partout en Suisse, à proximité des villes et des villages.

Il existe des programmes de réhabilitation ambulatoires ou en milieu hospitaliser.

En ambulatoire cela consiste à participer à des séances de physiothérapie de réentraînement en groupe ou en individuel à raison d’un minimum de deux séances par semaine pour une durée de douze semaines.

Cela permet de mettre en route un reconditionnement adapté. Il peut ensuite être poursuivi au long cours à domicile ou avec des séances plus intermittentes. L’activité physique dans le cas de maladies respiratoires sévères n’est en aucun cas contre-indiquée, bien au contraire.

Elle contribue au pronostic vital et au confort de vie même si elle doit se faire sous oxygène ou avec une machine d’aide respiratoire.

L'asthme

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique de l’arbre respiratoire qui entraîne une hyperréactivité dont la manifestation peut être très subite, très sévère et parfois même mortelle. L’asthme concerne aujourd’hui environ 9% de la population et touche toutes les classes d’âge mais souvent les sujets jeunes.

Même si la gêne respiratoire n’est pas constante, l’inflammation latente est, elle, constante et peut engendrer une crise à tout moment. Le sujet asthmatique doit donc apprendre à se connaître, à connaître les facteurs déclencheurs de son asthme et sa manifestation pour mieux gérer lui-même son traitement.

Cela se fait par un programme d’éducation thérapeutique que le pneumologue habituellement donne directement à son patient. Des cours pour asthmatiques ou parents d’enfants asthmatiques sont à disposition de même que des activités diverses, sportives, récréatives telles que des camps de vacances pour enfants.


La prise en charge de l’asthme est centrée sur l’autogestion et l’autonomie du patient lui-même qui peut ainsi mener une vie parfaitement normale et assurer le maintien d’une capacité pulmonaire le plus souvent normale toute sa vie durant.

Comment traiter ces troubles respiratoires?

  • La BPCO devrait être diagnostiquée le plus rapidement possible. Pour cela, il convient de mesurer sa capacité pulmonaire avec un appareil qui mesure le souffle. Quand faire cette mesure? Cette mesure, le plus souvent pratiquée par le médecin généraliste et le pneumologue, devrait être effectuée en cas de toux prolongée, d’essoufflement à l’exercice ou dans les activités quotidiennes, en cas de consommation de tabac, en cas d’infection respiratoire répétée, en cas de crachats persistants matinaux.Cette mesure est la seule façon de confirmer le diagnostic et de traiter rapidement. Le traitement inhalé est actuellement très satisfaisant. Il existe de nouvelles molécules dont l’action dure 24 heures, faciles d’utilisation et sans effets secondaires. Il existe aussi des substances anti-inflammatoires qui ciblent l’inflammation bronchique spécifique de l’individu à traiter. Lorsque la maladie est avancée, un appoint en oxygène est parfois nécessaire. La Suisse a mis à disposition à proximité de nombreuses gares des stations-service d’oxygène liquide afin de permettre aux patients de se déplacer et de recharger les bouteilles d’oxygène. D’autre part, des appareils portables pratiques et autonomes permettent aux insuffisants respiratoires de se mobiliser normalement. Ces technologies modernes contribuent à la mobilité et à la bonne capacité physique qui change le pronostic vital de cette maladie. La Ligue pulmonaire est dispensatrice de ce type de traitement et en organise la diffusion sur tous les cantons suisses grâce à du personnel mobile spécialisé.
  • L’asthme est l’apanage de nouvelles études scientifiques qui ont permis de découvrir et mettre au point des traitements individualisés. La thérapie est donc adaptée à chaque type d’asthme, y compris dans les asthmes sévères. De nouveaux médicaments immunomodulateurs et anti-inflammatoires spécifiques sont sur le marché actuellement. Ils facilitent la vie normale des patients.