Une fois diagnostiqué, le syndrome d’apnées du sommeil peut être pourtant traité efficacement. La thérapie qui rencontre le plus de succès depuis des années est la PPC ou Pression Positive Continue. Une légère pression est ainsi maintenue dans un masque pour que les voies aériennes supérieures restent bien libres durant la nuit.
Dans les machines PPC très récentes sont intégrés des petits ordinateurs, qui sont en mesure de sauvegarder dans un logiciel adapté les données de la tenue du masque et de l’efficacité de l’utilisation. Les données peuvent être affichées sur les écrans du personnel soignant. Le médecin peut alors ajuster le fonctionnement de l’appareil à distance, sans forcément devoir mobiliser à chaque fois son patient.

Le télémonitoring est très prometeur

La plupart des médecins interrogés reconnaissent l’avantage du système: «Dans les trois premiers mois du traitement, c’est là que l’on perd le plus de gens… Le contrôle à distance permet d’intervenir quand on voit que le patient se décourage, pour le motiver à ne pas lâcher si proche du but» explique le Professeur Jean-Paul Janssens, pneumologue aux Hôpitaux Universitaires de Genève. Et le médecin d’ajouter: «Je pense que le télémonitoring est très prometteur pour la qualité des soins. C’est un outil qui permet vraiment d’obtenir une meilleure observance avec des informations précieuses immédiatement accessibles. Il participe donc à une amélioration du confort de chaque patient». Bref, le télémonitoring – ou surveillance à distance – vient révolutionner la pratique médicale par ses innovations à tous les niveaux: sécurité du patient, disponibilité de l’information, nouveau rapport aux soins et à la prévention.