D’un coup, le silence et le calme enveloppent la petite chambre. L’agitation de la journée retombe alors que par la fenêtre le soleil se couche. C’est le moment d’enfiler le pyjama, de se blottir au fond des draps, entouré par doudou ou l’ours en peluche.

On chuchote à la lueur de la petite lampe de chevet; accroupi près de l’oreiller, papa ou maman lit doucement la fameuse histoire du soir. Un baiser sur la joue, «bonne nuit mon chéri» et la lumière s’éteint.

Il est temps de fermer les yeux et d’attendre le marchand de sable… Le moment du coucher est un rituel essentiel pour accompagner et favoriser le sommeil des petits. Bien dormir est intimement lié à leur bonne santé et à leur croissance.

Car c’est pendant son sommeil que l’enfant sécrète l’hormone de croissance. C’est également pendant qu’il dort que tout ce qu’il a vécu et appris va s’inscrire dans sa mémoire.

Il rêve, ce qui l’aide à évacuer les tensions accumulées au cours de la journée. Son système immunitaire se renforce: c’est au cours de la nuit que le taux de globules blancs est à son maximum.

Un temps de repos à conserver…

Ainsi, il ne faut surtout pas négliger les temps de sommeil recommandés selon les différentes tranches d’âge. De la naissance à 2 mois, le bébé doit dormir 16 h par jour, de 3 à 4 heures d’affilée à chaque période de sommeil.

De 2 mois à 1 an, il ne lui faudra pas moins de 14 h de repos. De 1 à 5 ans, le rendez-vous dans les bras de Morphée doit durer de 10 à 13 h par nuit pour passer de 10 à 12 h de 5 à 10 ans.

Lorsque les enfants commencent à aller à l’école, il faut donc un coucher vers 20 h pour un réveil vers 8 h du matin. Conserver le même rythme est aussi très important.

Il ne faut surtout pas penser que l’enfant pourra récupérer sa dette de sommeil durant le week-end avec une grasse matinée par exemple, car cela va bousculer son rythme.

Contrairement aux adultes, les enfants n’ont pas la capacité de se coucher tard et de se réveiller tard. Dommage pour les parents qui aiment veiller le samedi soir et lézarder sous la couette le dimanche matin.

… Quelques règles à respecter

Diminuez l’intensité de la lumière le soir et ouvrez grand les volets le matin: l’alternance lumière / obscurité est importante pour synchroniser l’horloge biologique.

Certaines mauvaises habitudes sont à proscrire: pas de biberon pour aider à s’endormir; il pèse sur la digestion et favorise les «réveils pipi». Il faut tenter d’éviter la télévision ou les écrans avant le coucher car cela stimule et excite les enfants.

Le moment du coucher est aussi le moment où se catalysent toutes les excitations et où l’enfant épuisé n’arrive plus à se calmer. Il est donc très important de calmer les esprits avant d’aller au lit.

Certains soirs, on est plus fatigués, plus pressés, mais il ne faut pas bâcler ce rituel car cela risque de perturber l’enfant dans ses repères et de retarder son endormissement.

Les enfants sentent très bien dans quel état d’esprit nous nous trouvons et généralement, plus on est à bout, plus ils vont tenter de retarder leur tête-à-tête avec l’oreiller.

«Mais… j’arrive pas à dormir…»

20 à 30% des enfants âgés de 3 à 4 ans ont des problèmes de sommeil, 15% éprouvent des difficultés pour s’endormir et 23% se réveillent régulièrement au cours de la nuit.

Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont aussi monnaie courante. Pour limiter au maximum ces problèmes de sommeil, assurez-vous qu’il a tout ce qu’il lui faut pour la nuit: est-il allé aux toilettes? A-t-il son verre d’eau? Son doudou?

En général, les enfants ont leurs petites habitudes qu’il faut à tout prix respecter car elles rassurent et apaisent. S’il a peur du noir ou du loup… discutez de ces peurs. Dites-lui que vous n’êtes pas loin, proposez-lui une veilleuse ou de laisser la porte entrouverte. Une fois qu’il est couché, il ne doit plus se relever.

 C’est une règle d’or à appliquer dès le départ, sinon tous les prétextes seront bons pour éviter d’aller se coucher. Après cette check-list, il ne vous reste plus qu’à les laisser décoller vers le pays des rêves.