Qui n’a jamais fait l’expérience d’une nuit perturbée avec pour corollaire une altération des performances physiques et psychiques le lendemain? Ce n’est donc pas sans raison que nous passons plus de vingt-cinq années de notre vie à dormir.

Dans la plupart des cas, un manque de sommeil ponctuel a une influence négative sur notre humeur ainsi que sur nos capacités cognitives.

Nous pouvons nous montrer irritables envers notre entourage et présenter des troubles de la concentration.

Si l’insomnie devient pérenne, on assiste, non seulement à l’aggravation des symptômes précités, mais aussi, à une modification du métabolisme et à un affaiblissement du système immunitaire.

Certaines personnes peuvent faire l’objet d’une prise de poids et/ou développer une maladie cardiovasculaire. Par ailleurs, les risques de contracter une infection sont plus élevés.

Chercher la cause et la traiter

Si vous avez du mal à vous endormir ou des difficultés à passer une nuit entière sans vous réveiller, il est important d’en déterminer les causes «réelles» car dans bien des cas, il est possible d’éviter la prise de somnifères qui, à moyen/long terme, ne semblent pas être une solution idéale.

En effet, ce type de médication peut entraîner des effets indésirables sur la santé et la qualité de vie, sans compter le phénomène d’accoutumance.

Avant d’envisager un traitement, il est donc important de faire la distinction entre les causes «communes» sur lesquelles il est relativement facile d’agir, et les causes «profondes» qui nécessiteront une prise en charge médicale.

Nuisances lumineuses et électromagnétiques

La glande pinéale, située au niveau de notre cerveau, participe à la régulation du rythme «veille-sommeil». Ce dernier dépend essentiellement de notre exposition à la lumière. Ainsi, dès que l’intensité lumineuse diminue, la glande pinéale sécrète une hormone appelée mélatonine.

Elle est à l’origine de l’endormissement et de la qualité de notre sommeil tout au long de la nuit. Cependant, si nous restons exposés à la lumière passé une certaine heure, cette hormone du sommeil ne sera pas présente en quantité suffisante dans l’organisme au moment du coucher.

Dans ce cas, nous aurons de la peine à nous endormir; d’où l’importance d’éviter l’exposition aux éclairages de type «LED», ainsi qu’aux écrans d’ordinateurs et de téléphones portables au moins deux heures avant d’aller se coucher.

Certaines personnes sensibles aux émissions électromagnétiques veilleront à ne pas dormir à proximité d’une source wi-fi ou d’un appareil électrique telle une télévision, même si cette dernière est en mode «veille».

Il est aussi essentiel d’éviter de trop fortes stimulations intellectuelles et/ou physiques avant le coucher. Les activités relaxantes sont à privilégier (bain chaud, massage, lecture, musique douce, etc.).

Troubles du sommeil et alimentation

Par ailleurs, il est conseillé de manger «léger» et si possible, au minimum deux heures avant de se mettre au lit.

En effet, le processus de digestion d’un repas trop lourd et riche en graisses entraîne une augmentation de la température corporelle alors que le sommeil nécessite au contraire un abaissement de cette dernière, comme mentionné supra.    

D’une manière générale, et pour rester dans le registre alimentaire, force est de constater qu’en moins de cinquante ans notre alimentation a radicalement changé.

Nous sommes en effet passé d’aliments de proximité à une nourriture industrielle beaucoup trop riche en agents conservateurs, en colorants, en «nanoparticules» et autres additifs.

Toutes ces substances peuvent indirectement provoquer des troubles du sommeil. Le gluten en est un exemple flagrant. Son effet de «colle» est susceptible de ralentir le transit intestinal avec pour conséquence une augmentation significative des déchets par «putréfaction» de la nourriture à l’intérieur de l’intestin.

Si ces résidus toxiques passent dans le sang, ils peuvent alors provoquer une inflammation de «bas niveau» et asymptomatique, c’est-à-dire sans douleurs particulières.

Cet état inflammatoire sous-jacent favorise la suractivité de la glande thyroïde qui est le chef d’orchestre de la régulation corporelle en lien avec différentes glandes ou tissus de l’organisme comme le foie, les intestins, la peau et les reins.

Dans ce cas, la priorité pour notre organisme n’est plus de dormir, mais d’éliminer toutes ces substances indésirables susceptibles de passer la barrière intestinale et de pénétrer dans la circulation sanguine.

La glande thyroïde ne se met plus suffisamment au repos durant la nuit pour permettre cette détoxification. L’organisme se trouve ainsi en suractivité constante, ce qui entraîne une diminution insuffisante de la température corporelle nécessaire à un sommeil réparateur.

Aider son corps à éliminer les déchets

Si vos troubles du sommeil ont pour origine un problème alimentaire, ils peuvent diminuer avec des tisanes relaxantes ou des médicaments à base de plantes. Par ailleurs, vous pouvez également envisager de faire une «cure détox» en différentes phases.

Cette dernière aidera votre corps à éliminer les déchets produits par votre intestin avec pour conséquence une diminution significative de l’acidité produite par l’inflammation.

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien qui saura vous proposer différents produits naturels pour vous aider à restaurer l’équilibre physiologique et à retrouver un sommeil réparateur.