De nombreuses études démontrent clairement le lien entre un sommeil insuffisant en qualité et en quantité et l’impact défavorable que cela peut avoir sur la morbidité et la mortalité. Le sommeil est en effet une fonction essentielle pour se sentir bien et se maintenir en bonne santé.

Il permet à l’organisme d’opérer un drainage du cerveau; cela afin d’éliminer les toxines accumulées pendant la journée. Cette mise entre parenthèses profite, entre autres, aux processus de mémorisation, de réparation des tissus, de récupération et de croissance.

Ainsi, c’est donc pendant le sommeil que l’organisme se régénère, plus particulièrement le cerveau.


Dormir est une fonction vitale indispensable qui se doit d’être respectée et encouragée.
 

Consultations en hausse

Or, notre mode de vie a pour effet de réduire la durée du sommeil et d’en affecter la qualité. Les services spécialisés en médecine du sommeil enregistrent une hausse des consultations dans toutes les tranches d’âge.

Même les adolescents qui, jusqu’à présent semblaient épargnés, sont atteints en raison principalement de l’utilisation inappropriée des nouvelles technologies. Dans bien des cas, leur usage provoque des retards de phases d’endormissement induisant un déficit de sommeil et des réveils matinaux difficiles, voire impossibles à obtenir à l’heure prévue.

Une relation de cause à effet

Si l’on fait abstraction des maladies impactant le sommeil, il s’agit d’abord et avant tout d’un problème comportemental relevant de l’hygiène de vie en lien avec les rythmes veille-sommeil non respectés. L’alimentation joue aussi un rôle conséquent.

L’excès pondéral qui en découle peut affecter la qualité du sommeil. Par ailleurs, le déficit chronique de sommeil est clairement lié à l’épidémie d’obésité observée dans les pays occidentaux. Quant au manque d’activité physique et au stress, tous deux influencent de manière très négative la qualité de notre sommeil. Sur la base d’études épidémiologiques à grande échelle, les scientifiques ont mis en évidence des corrélations entre un déficit de sommeil chronique et l’apparition de certaines pathologies telles que le diabète ou encore des maladies cardio-vasculaires.

Enfin, il s’avère qu’au moins 20% des accidents de la route ont pour origine une somnolence ou un endormissement au volant.

Diagnostics fiables et traitements efficients

Pour une partie, la dette de sommeil se paie cash par la somnolence et les atteintes des fonctions supérieures du cerveau. Elle impacte également notre survie,  d’où l’importance de consulter son médecin dès que des signes d’insomnie récurrente ou de fatigue chronique deviennent persistants avec des effets indésirables sur la vie diurne.

Les technologies mises à notre disposition permettent de poser un diagnostic fiable sur les maladies liées au sommeil. De nombreux traitements ont été développés dans la prise en charge de ces différentes pathologies. Ils se montrent efficaces et profitent aux patients souffrant, par exemple, d’apnées du sommeil, d’insomnie, de narcolepsie ou du syndrome des jambes sans repos.

Ces personnes retrouvent ainsi une qualité de vie appréciable à bien des égards.  

Informer et agir

Loin d’être une fatalité, la qualité de nos nuits dépend essentiellement de facteurs sur lesquels nous sommes en mesure d’agir, aussi bien en prophylaxie qu’en matière de traitements.

Dans l’idéal, «l’hygiène du sommeil» pourrait être intégrée aux programmes scolaires afin que tout un chacun, dès le plus jeune âge, prenne conscience de l’importance du sommeil pour préserver sa santé et sa longévité.