Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés?

D’abord la réintégration professionnelle car, même si la paraplégie est un handicap où la formation et la reconversion professionnelle fonctionnent, des efforts sont encore à fournir. Ensuite, l’aide et les soins aux personnes qui ont été sauvées dès les années 60 ou 70 et qui atteignement maintenant des âges
élevés. 

Quels soins faut-il à apporter à ces personnes âgées?

Un paraplégique perd généralement aussi la sensibilité. Par conséquent, le fait de ne pas sentir le froid, le chaud ou la douleur, provoque beaucoup d’autres problèmes. Par exemple, quand la peau se fragilise, le risque d’avoir des escarres augmente. Le contrôle de la vessie et de l’intestin restent difficiles avec l’âge et nécessitent des soins
spécialisés.

Vous parliez de l’intégration professionnelle, comment faire pour l’améliorer? 

Suite à un accident, l’un des points essentiels, est de ne pas rompre le lien entre l’employé devenu handicapé et son employeur. En effet, quand la direction de l’entreprise est encore dans l’émotion, elle est souvent prête à s’engager à redonner un emploi si elle est informée correctement des possibilités de réinsertion. 

En quoi la société a-t-elle de la peine à suivre l’évolution de la médecine? 

On sauve des cas de paralysie de plus en plus complexes. Ces derniers nécessitent ensuite des soins spécialisés voire une assistance respiratoire. Il faut trouver une place pour ces personnes au sein de la société, un véritable intérêt à rester en vie. Leurs capacités à communiquer et à participer à la société sont intactes, et l’informatique offre des outils pour les augmenter. Mais ce n’est pas la peine de sauver des gens pour les mettre dans une situation où ils n’ont plus aucun plaisir! Voilà l’enjeu sociétal auquel nous sommes confrontés.