A qui s’adressent vos services?
A toutes les personnes qui ont des problèmes de déglutition, de langage ou de communication. On a souvent en tête les traitements qui concernent les enfants et il est vrai qu’il s’agit d’une part importante de notre travail. Pourtant notre formation universitaire nous permet d’’assumer tous les troubles, que ce soit suite à une maladie, à un accident ou à un trouble congénital. C’est le cas, entre autres, après un accident cérébral, une tumeur, un choc physique ou une maladie qui mène à une paralysie partielle voire complète.

Comment arrive-t-on dans un cabinet de logopédiste?
Suite à une prescription médicale. Lorsqu’il s’agit d’un adulte, le patient est, dans la grande majorité des cas, conscient de son problème et il organise avec le personnel médical qui l’entoure, un traitement chez un logopédiste. Dans ce cas, c’est l’assurance-maladie ou accident qui prendra le traitement en charge.

Dans le cas des enfants, le déclencheur peut être une visite chez le médecin ou pédiatre traitant ou un enseignant. Le traitement sera alors financièrement pris en charge par un fonds cantonal dans le cadre du soutien aux mesures dites pédago-thérapeutiques.

Quelle sera la première étape du traitement?
Après un bilan complet, le logopédiste met en place des buts thérapeutiques en collaboration avec le patient et son entourage. On décidera, par exemple, suite à une aphasie globale entrainée par un accident vasculaire cérébral, qu’il est prioritaire pour tel patient de pouvoir suivre à nouveau une conversation avec sa femme. Partant de ces objectifs, le style de traitement est différent. Pour les adultes, on tente de retrouver des réflexes qui ont disparu ou qui sont lésés alors que pour un enfant, on met en place des processus qui permettent d’apprendre.

Pour quels résultats?
Pour les adultes, il y a toujours un moyen de progresser, mais l’échéancier est propre à chacun. Le cerveau est heureusement très malléable et certaines parties peuvent même reprendre ce que certaines autres ne sont plus capables de faire. Le but n’est pas d’éliminer tous les troubles, mais d’améliorer la communication et le langage.

Pour ces adultes qui ont été retirés de manière abrupte à leur entourage, la thérapie a une valeur toute particulière. Non seulement ils retrouvent une part importante d’indépendance, mais ils peuvent surtout vivre dignement en communauté. L’essentiel est qu’ils puissent à nouveau faire leurs courses, aller au cinéma ou communiquer avec leurs proches. Le but est qu’ils puissent renouer au mieux avec leur vie quotidienne.