Parce que la chirurgie esthétique est un acte qui apprécie la discrétion, la médecine ne tarit pas de solutions innovantes pour un rendu postopératoire de plus en plus naturel. Décryptage d’une des dernières techniques d’augmentation mammaire avec le Docteur Jeremy Gliksman. Que ce soit après une longue période d’allaitement, en raison d’un sein malformatif, d’une asymétrie d’axe, de hauteur d’aréole ou de sillon mammaire, il existe bon nombre de motivations à pratiquer ce genre d’intervention. Une question revient souvent en préambule: «Est-ce que cela va se voir?» ou encore «Est-ce que je vais m’habituer à ma nouvelle morphologie?». Des interrogations qui n’ont plus lieu d’exister puisque des approches novatrices permettent désormais de palier le risque d’une apparence trop artificielle.

Une forme naturelle

Aujourd’hui, les seins proéminents « en boule » cèdent gentiment la place à une poitrine prononcée mais avec un toucher plus souple et une pente progressive sur la partie haute du décolleté. Ce sont là les caractéristiques intrinsèques d’un sein naturel. Comme l’explique le Docteur Jeremy Gliksman, spécialiste en chirurgie plastique: «Longtemps les professionnels de la médecine esthétique ne juraient que par les prothèses classiques en forme de demi-sphères. Or, ce n’est pas la forme que revêt un sein naturel. Des prothèses en forme de gouttes, dites anatomiques, ont fait leur apparition. Et comme les deux seins ne sont similaires que dans de rares cas, chaque prothèse est adaptée précisément à chaque sein pour les modeler en suivant au mieux les intérêts de la patiente.»

Durable

Ces prothèses de dernière génération, utilisées depuis un certain temps déjà, présentent donc un avantage esthétique mais également de nombreux autres arguments. Fabriquées en Europe, les prothèses anatomiques en gel cohésif à mémoire de forme sont absolument sans risque invasif et exemptes d’effets secondaires. De plus, elles n’ont pas besoin d’être changées après quelques années.

En toute précision

Qui dit nouvelle technologie dit aussi une nouvelle technique qui a, de surcroît, l’atout de se montrer moins invasive. En effet, le sein est fait de plusieurs parties anatomiques. En fonction de ces différents segments, la position de la prothèse est adaptée par rapport au muscle pectoral et à la glande mammaire. Il y a là des calculs qui existent, avec des rapports très précis, pour savoir ce qu’est un sein parfait. Des mesures comme la hauteur, la base et la projection que doit avoir le sein sont réalisées pour aboutir à un résultat idéal. Et le Docteur Gliksman d’ajouter: «Classiquement, les prothèses étaient mises en arrière du muscle pectoral ou en avant. Maintenant, on pratique la technique du dual plan qui consiste à positionner la prothèse derrière le muscle pectoral sur sa partie supérieure et derrière la glande mammaire sur sa partie inférieure. La partie haute de la prothèse sera ainsi couverte par le muscle et on ne verra pas que la personne a été opérée.» Bref, les bénéfices de cette dernière approche supplantent, notamment du point de vue de sa perfection de finition, l’ensemble des techniques présentées jusqu’alors.