Pr. Coukos
Chef du département d’oncologie du CHUV

Quel est le but d’Agora?

Agora est un nouveau bâtiment pour la recherche translationnelle, c’est à dire la recherche qui vise à exercer un impact sur la gestion clinique des patients. Le bâtiment abritera des groupes de recherche contre le cancer provenant de deux institutions, l’EPFL et l’UNIL-CHUV. Il fonctionnera comme centre d’interactions entre les deux pour stimuler la collaboration dans la recherche contre le cancer. Puisque Agora sera situé dans l’hôpital même, l’autre objectif est le rassemblement des cliniciens et des chercheurs. Ils auront des bureaux contigus qui permettront des interactions quotidiennes.

Pourquoi est-ce que cela est important?

L’avancement de la science les nécessite. Les idées et les rencontres les plus fructueuses proviennent de réunions impromptues où, autour d’une tasse de café, les commentaires de l’un provoquent une idée chez l’autre. Ces interactions ne peuvent se développer que si elles disposent d’un espace physique commun. Pareil pour les cliniciens, qui sont indispensables pour poser des questions pertinentes aux chercheurs. La proximité des cliniciens et des chercheurs facilite aussi et accélère la transmission de nouvelles idées entre le laboratoire et la clinique.

Quelles seront les priorités d’Agora?

Ici à l’UNIL-CHUV on accorde une importance particulière à l’immunothérapie; nous allons continuer à la développer. L’utilisation de souris génétiquement modifiées pour développer de nouvelles approches du traitement du cancer nous intéresse aussi, en particulier la réorientation des médicaments existants vers de nouvelles combinaisons.

Quelle préparation faites-vous à l’avance pour l’ouverture d’Agora en 2016?

Pour l’instant on établit des communautés, on réunit les gens ensemble et on facilite les interactions entre les deux institutions. Nous étudions la définition des groupes appropriés à installer dans le bâtiment. En même temps, nous construisons notre infrastructure de recherche clinique afin de pouvoir offrir des innovations cliniques au niveau mondial parallèlement à notre recherche préclinique. D’ailleurs, nous désirons vivement établir de bons rapports avec nos collaborateurs à Genève et nous avons déjà commencé à préparer le terrain pour les programmes de recherche collaborative.