L’avenir du système de santé suisse passe aussi par les technologies numériques. Une dizaine de cantons ont déjà franchi le pas en mettant en place des formes de numérisation des dossiers médicaux. Genève est pionnier avec son projet Etoile qui associe les HUG, La Poste et plusieurs acteurs du secteur de la santé.

Meilleure prise en charge

Le dossier médical électronique généralisé est attendu pour 2017. C’est l’objectif affiché par le Conseil fédéral. Les cantons devront disposer de leur propre stratégie, qui devra être certifiée.

Le stockage des données sera à la charge des prestataires de soins. Les patients disposeront d’une carte sécurisée avec un code PIN. Ils pourront décider qui peut avoir accès à leurs données médicales.

L’accès au dossier médical informatisé, tels que les rapports de sortie de l’hôpital, les radiographies ou les données de laboratoire, renforce la collaboration entre les différents groupes professionnels et permet d’apporter de meilleurs soins aux patients.

Economies à la clé

Par rapport aux autres pays européens, la Suisse a pris du retard dans l’utilisation coordonnée des services de santé en ligne. En Angleterre, certains pharmaciens ont déjà accès aux dossiers médicaux des patients transmis par les médecins généralistes.

Il contient les traitements en cours, les maladies diagnostiquées, les allergies et les effets indésirables observés. En Suisse, la nouvelle carte d’assurance maladie électronique est déjà délivrée à la majorité des assurés. Mais elle a d’abord pour but de réduire la charge administrative.

Selon des projections réalisées par les bureaux Ecoplan et Empirica, la généralisation du dossier électronique nécessitera un investissement total de 1,5 milliard de francs. En contrepartie, les experts prévoient des économies nettes supérieures à 1,7 milliard.