La Suisse possède une longue tradition dans les domaines de la science et de l’innovation. Le mathématicien Euler a vécu à Bâle et Einstein a inventé sa célèbre théorie de la relativité à Berne.

Le savoir-faire économique et la force des universités ont permis de construire un solide réseau scientifique entre les hautes écoles et les entreprises. Lutte contre le cancer, le sida, les maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer ou Parkinson, ou encore les maladies dites orphelines sont quelques-unes des spécialités de la recherche médicale en Suisse.

Pionnier de la recherche médicale

Depuis plusieurs décennies, la Confédération assume le financement de l’encouragement de la recherche par l’intermédiaire du Fonds national suisse (FNS) et de la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI).

Elle soutient également l’association des académies suisses et plus de 30 instituts de recherche. Au niveau international, notre pays se place ainsi au premier rang du nombre de publications scientifiques.

La Suisse est également championne d’Europe du nombre de brevets déposés par habitant, avec 7000 demandes en 2015, en particulier dans le domaine médical.

Financement assuré par le secteur privé

Mais la majeure partie de la recherche médicale est assurée par les entreprises privées. La recherche et la technologie biomédicales figurent parmi les secteurs d’activité les plus importants. La création de valeur brute des industries pharmaceutique et des technologies médicales s’est élevée à quelque 21,4 milliards de francs selon un récent rapport du Conseil fédéral.

La recherche est également financée par de prestigieuses fondations ainsi que le milieu philanthropique. En décembre dernier, le milliardaire bernois Hansjörg Wyss a par exemple donné plus de 115 millions de francs à l’EPFZ et à l’Université de Zurich pour créer un centre de recherche translationnelle, destiné à faire le lien entre la recherche fondamentale et sa mise en œuvre pratique.

Deux projets de recherche ambitieux seront prochainement lancés: l’un sur une nouvelle thérapie contre le diabète et l’autre sur une molécule qui doit favoriser la repousse des fibres nerveuses dans la moelle épinière de patients paraplégiques.