Les animaux peuvent-ils être atteints de troubles neurologiques?

En tant que mammifères, le système nerveux des animaux est constitué de la même manière que celui des humains. Les chiens, chats, lapins, furets et autres amis à poils peuvent donc tous être atteints de troubles neurologiques: épilepsie, attaques cérébrales, tumeurs ou malformations…

Les problèmes de dos comme les hernies discales sont aussi récurrents et concernent beaucoup de races de chiens au dos assez long, cela va du petit bulldog au golden retriever en passant par le labrador.

Comment détecter ces troubles?

Les symptômes sont souvent les mêmes que pour les humains: crise de convulsion, modification du comportement ou problème d’équilibre. Quand ça touche la moelle épinière, il y a aussi des douleurs et parfois la paralysie d’un membre.

«Il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de défi personnel mais bien la volonté de tout faire pour soigner et apaiser nos bêtes»

Quand cela touche le nerf ou le muscle, on peut alors détecter des problèmes moteurs ou sensibles comme chez nous. Le vrai challenge c’est que les animaux ne peuvent pas décrire ni les troubles ni leur douleur, c’est donc à nous vétérinaires de repérer et d’analyser ce qui ne va pas le plus précisément possible.

Etre spécialiste de la neurologie animale peut sembler un peu pointu pour certaines personnes. Il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de défi personnel mais bien la volonté de tout faire pour soigner et apaiser nos bêtes. Parfois nos diagnostics servent aussi à ne pas s’acharner lorsque la situation est incurable.

Disposez-vous d’autant de moyens que pour les humains?

Nous pouvons faire les mêmes opérations, mais il y a moins de médicaments car les coûts sont très différents. On ne peut pas pratiquer les mêmes tarifs pour des animaux que ceux proposés aux humains qui disposent de prise en charge, d’assurance et de mutuelle.

Il ne faut pas que les gens refusent de venir faire soigner leurs bêtes chez un vétérinaire spécialiste par peur d’une facture astronomique. Nous devons prendre en compte cela, ce qui limite de fait nos moyens d’action.

Cela pèse aussi d’une manière générale sur la recherche qui est moins développée que pour les humains car il n’y a pas les mêmes enjeux en termes économique et sanitaire. Mais la plupart du temps nous arrivons à trouver des solutions adaptées aux pathologies lorsqu’une guérison est possible.