Elle est spectaculaire et marque un tournant dans la pratique de la médecine, il s’agit de la plate-forme robotisée da Vinci Si HD, une machine composée de bras articulés et pilotée à distance par un chirurgien pour des interventions mini-invasives. Philippe Cassegrain, directeur de la Clinique Générale-Beaulieu, a été le premier à croire dès 2003, dans ce partenariat entre la machine et l’humain. «Grâce au robot, les patients bénéficient d’une plus courte durée d’hospitalisation, de moins de douleur et de cicatrices moins grandes. Le pari est alors gagné. Pour l’instant, cet appareil est réservé à l’urologie, la gynécologie et la chirurgie digestive mais il ne fait aucun doute que ses indications opératoires vont se développer: en chirurgie ORL, par exemple, où on étudie la possibilité de réaliser une opération sur les glandes salivaires.»

L’imagerie au bloc

Autre évolution technologique remarquable, c’est de voir l’imagerie médicale sortir de la radiologie pour être un soutien direct, «en live», au bloc opératoire. «L’O-arm®, explique M. Cassegrain, est un dispositif de pointe offrant une imagerie médicale en 3D et des informations en temps réel, ce qui permet au chirurgien de suivre sous scopie le moindre de ses gestes. C’est un soutien important lors d’opérations très délicates comme celles réalisées à proximité de la moelle épinière».

L’évolution philosophique

La technologie évolue, la philosophie aussi! «Nous avons voulu ajouter une offre médicale supplémentaire, confirme M. Cassegrain, puisqu’on parle beaucoup de médecine anti-âge mais en réalité on n’empêchera jamais personne de vieillir. En revanche, nous croyons en ce qu’on appelle le «age management», c’est-à-dire le «bien vieillir» pour vivre plus longtemps. Cette vision remplace le parti pris jeuniste qui vise à tout prix à masquer les signes de l’âge et qui au final n’améliore pas la santé. Il s’agit donc simplement de prendre soin de soi et de sa santé pour l’avenir avec une équipe médicale capable de vous fournir un programme sur mesure.» Finalement, l’avenir de la médecine c’est aussi plus de prévention.