Parlez-nous un peu de votre mission.

Ma mission en lien avec la sclérose en plaques est de sensibiliser, motiver et défier toute personne étant atteinte de sclérose en plaques ou étant face à un challenge. J’ai commencé ma mission en gravissant la montagne, qui a la plus haute élévation des sept continents; comme pour montrer à travers l’acte physique de marcher et escalader ce qu’est la vie avec la sclérose en plaques. Il est toujours possible d’atteindre les sommets en essayant un peu plus ; il faut puiser dans les ressources plus profondes, mais c’est possible. Je souhaitais également fixer un objectif élevé, afin d’encourager toute personne confrontée à un challenge à sortir de sa zone de confort. 

Pensez-vous que vous défiez également le diagnostic posé par vos médecins?

Oui, c’est certain! Quand j’ai couru mon premier marathon en 2000, je l’ai précisément fait pour voir de combien je pouvais faire reculer le diagnostic. C’est à ce moment que l’opportunité de faire l’ascension du mont McKinley en Alaska s’est présentée. Je n’avais aucune idée de la grandeur, de la situation de cette montagne, ni des dangers ou des techniques nécessaires pour l’escalader. Le défi que j’ai choisi de relever m’a énormément aidée pour faire face, avant tout mentalement. Je ne souhaite pas encourager les gens ayant la sclérose en plaques à gravir une montagne ou à explorer les pôles afin de combattre la maladie, sauf s’ils le désirent! J’aimerais cependant que ma mission puisse les encourager à trouver leur propre montagne et à la franchir.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes atteintes?

Tout d’abord de ne pas imaginer qu’ils seront dans une chaise et immobilisés, tout en s’engageant dans une thérapie. Je pense qu’il faut entretenir de bonnes relations avec un médecin avec qui l’on a entièrement confiance. Enfin, je leur dirais que la maladie ne doit pas les empêcher de réaliser leurs rêves, mais qu’avec elle, ils gravissent leur montagne! Car la vue est incroyable de là-haut!