De récentes études montrent...

...que de nombreuses femmes avouent souffrir de sécheresse vaginale. Outre l’inconfort ou la douleur lors des rapports sexuels, elles souffrent de démangeaisons, d’irritations et de brûlures. Parfois les infections urinaires et vaginales se répètent.

La région vulvaire connaît un vieillissement particulièrement marqué à la ménopause. Du fait du changement hormonal, une atrophie s’observe au niveau du pubis, des grandes lèvres et du clitoris mais également au niveau de la vulve et du vagin.

La majorité des femmes se résignent à avoir mal en pensant que c’est la normalité et croient qu’il n’existe pas forcément de solutions. Parfois certaines ont des contre-indications aux traitements hormonaux locaux, comme à la suite d’un cancer gynécologique.

Les femmes doivent en parler à leur gynécologue car il existe des solutions autres que les hormones. Que ce soit les ovules, les crèmes ou les gels hydratants sans hormones ou à base d’acide hyaluronique. Le laser vaginal et les LED par photobiomodulation sont aussi prometteurs.

L’acide hyaluronique injectable est une solution déjà éprouvée puisque le produit est utilisé depuis plus de 20 ans dans la médecine esthétique. De plus, l’acide hyaluronique des laboratoires Vivacy est le seul à avoir obtenu la norme CE et l’autorisation de mise sur le marché pour ce type d’indication, dans la sphère génitale. Injecté de manière indolore au niveau des zones les plus inconfortables, il redonne souplesse et hydratation aux tissus. Les femmes retrouvent un bien-être intime et cela pour 9 à 12 mois.

Quelles sont les conséquences du vieillissement de la muqueuse vaginale?

Le temps qui passe a une action sur tous les organes, la peau et les différents tissus du corps. A la ménopause, la baisse de production d’estrogènes a pour conséquence un amincissement de la muqueuse qui est moins hydratée et donc plus fragile. Le vagin devient plus sensible, moins souple et moins élastique.

Les mécanismes de protection du vagin diminuent aussi et augmentent le risque d’infections vaginales.

Les rapports sexuels difficiles voire douloureux peuvent devenir moins fréquents et provoquer un déséquilibre dans le couple.

Quelles sont les solutions actuelles?

Jusqu’à présent, il existait deux types de traitement. L’hormonothérapie par voie orale ou transdermique (patchs); les hormones passent dans la circulation générale et agissent alors sur de nombreuses cellules du corps dont celles du vagin. Celles ne supportant pas la prise orale utilisent des ovules, des gélules ou des crèmes vaginales. L’efficacité est bonne mais le produit n’agit que de manière superficielle. De plus, on comprend aisément qu’il est astreignant pour les patientes de répéter le traitement chaque jour. Il apparaît que 60 % des femmes ne se traitent plus au bout d’une année.

L’autre option pour les médecins est la prescription d’ovules ou de crème sans estrogène et contenant de l’acide hyaluronique.

Le moins contraignant et le plus efficace sont les injections d’acide hyaluronique.

Elles se font sous anesthésie locale (indolore) sous la muqueuse et donc ont une action plus en profondeur que les topiques locaux. L’acide hyaluronique participe à l’augmentation de l’épaisseur de la muqueuse, à son hydratation mais aussi booste les cellules.

La durée de vie du produit est en moyenne de 9 mois, ce qui permet un suivi du traitement sur la durée et il n’y a pas le désagrément des écoulements vaginaux secondaires aux crèmes ou ovules.

Qui peut conseiller et prendre en charge les patientes?

Que nous soyons gynécologue, dermatologue, urologue, chirurgien ou médecin esthétique, nous sommes encadrés par une formation universitaire spécifique telle que «le diplôme universitaire en médecine et chirurgie reconstructrice et plastique pelvi-périnéale» délivré par la Faculté de médecine de Montpellier. Il faut donc s’assurer que le médecin soit un spécialiste en gynécologie reconstructrice et fonctionnelle avant de se faire traiter.

Parce que la prise en charge des problèmes de la sphère génitale féminine ne s’improvise pas, la société savante, le GRIRG, Groupe de Recherche et d’Innovation en Reconstruction Génitale regroupe depuis 2014 différents praticiens qui s’intéressent aux nombreuses techniques chirurgicales et non chirurgicales ayant trait à la reconstruction, restauration ou réjuvénation génito-urinaire.

Tous ces savoir-faire provenant de spécialités différentes sont mis en commun, au service du bien-être intime de la femme.