Conseils
 

Avant de suivre un traitement complémentaire:

  1. Ne pas arrêter les traitements proposés par l’équipe pluridisciplinaire qui vous prend en charge
  2. En parler avec son médecin: croiser deux traitements peut être dangereux!
  3. Les traitements à base d’herbes peuvent avoir des effets secondaires.
  4. N’achetez pas sur internet, car vous risquez d’obtenir des produits dangereux pour votre santé.
  5. Faire preuve de grande prudence lorsque vous entendez ce type de phrases: «Il a pris ce traitement, ça a marché, il est guéri... et il avait tout arrêté, ça ne servait à rien et ça l’empoisonnait.»

L’ayurvéda, la médecine chinoise, l’homéopathie, l’acupuncture, le tai chi, entre autres, sont désormais considérées comme les bras droits de la médecine traditionnelle. Contre le cancer, les médecines complémentaires aident les patients à mieux supporter les traitements qui présentent des effets secondaires.

La médecine chinoise, par exemple, s’impose pour accompagner le patient dans le cadre des chimiothérapies et radiothérapies. Elle est capable de soulager des effets les plus toxiques des traitements. Une récente étude de l’Université de Yale (USA) vient d’ailleurs de montrer l’efficacité d’un remède traditionnel chinois composé de quatre herbes et fruits pour atténuer les désordres intestinaux provoqués par les chimiothérapies, notamment chez les patients atteints de cancer colorectal.

Améliorer la prise en charge

La médecine classique s’ouvre de plus en plus à ce type de collaborations propices à améliorer la prise en charge. Une association judicieuse et scientifique entre médecines modernes et ayurvédiques a permis à un hépatocarcinome de 9 centimètres de se résorber sans laisser de traces (à l’échographie) et de prolonger la vie avec une qualité dépassant les espérances des deux écoles médicales. Tous les bons médecins ayurvédiques recommandent la collaboration, estimant qu’il s’agit de la meilleure approche, car elle permet au patient de bénéficier des points forts des deux systèmes. Aux Etats-Unis, 15% des hôpitaux américains proposent des soins de ce type dans le traitement du cancer et de nombreuses recherches sont effectuées pour valider ces protocoles complémentaires.