Aujourd’hui le cancer concerne tout le monde directement ou indirectement. Environ  85 000 personnes ont eu un cancer au cours des cinq dernières années; on enregistre chaque année 35 000 nouveaux cas de cancer et 15 000 décès consécutifs à cette maladie. Autrement dit, un homme sur trois et une femme sur quatre seront confrontés au diagnostic de cancer avant d’atteindre l’âge de 75 ans. Le cancer est la deuxième cause de décès en Suisse et le nombre de cas par année pourrait encore augmenter ces dix prochaines années. Cela dit, bonne nouvelle, pour la plupart des types de cancer, la mortalité a diminué en Suisse au cours des 40 dernières années. Cela serait dû à un dépistage plus précoce, aux progrès des traitements et médicaments ainsi qu’à un recul du tabagisme.

Arsenal grandissant

Depuis les années 1970, le nombre de médicaments anticancéreux a plus que triplé. Il existe plus de 100 médicaments différents contre le cancer. De plus, actuellement, plus de 1300 nouvelles substances actives contre le cancer sont à l’étude. Les effets adverses des traitements sont également mieux pris en compte autant par la médecine traditionnelle que par la médecine complémentaire, à l’instar de l’acupuncture ou l’homéopathie. Enfin et surtout, tous les intervenants du corps médical ont amélioré leur coordination pour une véritable prise en charge interdisciplinaire. Le recours au scalpel (chirurgie) se fait parallèlement à l’utilisation de médicaments (chimiothérapies) ou de rayons (radiothérapie). En outre, les médicaments anticancéreux de nouvelle génération, dont certains sont déjà sur le marché et d’autres en cours d’essais cliniques, s’attaquent au contraire de manière spécifique aux cellules cancéreuses et épargnent les cellules saines. Parmi ces nouveaux médicaments, on trouve par exemple les anticorps monoclonaux.