Fabrice Léocadie
Responsable hospitalisation à domicile à l’Imad

Comment pouvez-vous aider les patients traités pour un cancer?

D’abord, nous pouvons effectuer certaines chimiothérapies directement à domicile. Ensuite, nous pouvons proposer une nutrition par voie veineuse que nous installons de préférence la nuit afin que le patient puisse vivre librement la journée. Ces prestations sont rendues possibles grâce à notre collaboration avec proximos (service pharmaceutique d’hospitalisation à domicile) qui nous fournit le matériel et les traitements à l’identique de l’hôpital. Parallèlement, nous mettons en place diverses aides pratiques afin que les courses ou le ménage soient assurés. Enfin, nos intervenants sont formés pour établir des rapports précis sur l’état du patient qui permettent un suivi médical rapproché. 

Lors de soins palliatifs, vos services ont une valeur toute particulière. Arrivez-vous à nous expliquer comment vous intervenez dans ce cadre? 

Nous avons un personnel spécialement formé à ces situations. Nous pouvons assurer un panel très large de prestations qui permet une prise en charge globale de la maladie du patient à la maison. Nous nous déplaçons sur appel 24 h/24 afin de réagir à de nombreuses problématiques. Nous travaillons main dans la main avec les HUG afin que la personne puisse rester, dans la mesure du possible, dans un environnement familier jusqu’à la fin de sa maladie. 

A votre avis, peut-on imaginer une augmentation des traitements à domicile? 

Grâce aux progrès pharmaceutiques et technologiques, mais aussi en raison de l’accroissement des compétences des professionnels dans ce domaine, tout laisse penser que, dans les années à venir, une plus grande partie des traitements pour combattre le cancer pourront se faire à domicile. 

Et quels en seront les principaux avantages? 

D’abord, le fait d’éviter de se rendre à l’hôpital a d’excellents effets psychologiques, ce qui joue également dans le traitement. De même, nous pouvons nous adapter davantage au rythme personnel et familial de chacun et ainsi offrir une qualité de vie supérieure voire, à certains moments, au plus proche de la vie sans la maladie. Enfin, cela diminuera logiquement les risques d’infection encourus lors d’une hospitalisation prolongée.