Pourquoi cette plateforme est unique ?

Elle réunit sur plusieurs sites près d’une trentaine de spécialistes autour des maladies du cerveau et du système nerveux: neuro-chirurgie notamment à Genolier et Fribourg, neuro-rééducation à Valmont, centre de la douleur à Fribourg ou encore neuro-ophtalmologie à Montchoisi à Lausanne. C’est un centre de diagnostic, de prise en charge et de traitement. Les différents sites ne rentrent pas en concurrence car ils ont chacun leur spécialité. On peut parler de complémentarité. 

 

Quel est l’avantage?

Nous offrons une meilleure prise en charge du patient. Nous ne sommes pas une structure hiérarchique et vouée à la recherche comme dans un service hospitalier classique. Chez nous, tout le personnel est déjà formé. De plus, la coordination est effectuée d’une manière centralisée, il n’y a pas d’intermédiaire. Le malade n’est donc pas obligé de chercher lui-même le bon médecin. Nous lui trouvons le meilleur spécialiste selon son affection neurologique. Nous parvenons ainsi à suivre plusieurs centaines de patients de manière très efficace.  

Quels sont les défis actuels des maladies neurologiques?

Il y d’abord le traitement des maladies. C’est ce que nous faisons depuis plusieurs décennies. Il y ensuite la réhabilitation, la rééducation du patient quand la maladie s’est déclarée et a malheureusement déjà fait des dégâts. Enfin, la prévention, pour éviter ou retarder les maladies neurologiques. 

 

Prévenir est-ce suffisant? 

Non. Si on me dépiste une maladie d’Alzheimer, qu’est-ce que cela changera pour moi s’il n’existe pas un traitement efficace ? Cette manière de voir les choses est paradoxale. Nous devons travailler pour obtenir le meilleur traitement. C’est par exemple le cas de la maladie de Parkinson. 

 

Que faut-il faire alors? 

Outre l’élaboration de traitements, il faut beaucoup plus travailler sur la rééducation des patients. Même en prévenant les maladies neurologiques, il y aura toujours des personnes qui en souffriront. Il faut donc permettre aux patients de pouvoir vivre dans les meilleures conditions jusqu’à la fin de leur vie. C’est toute une partie du problème qui a été mise de côté ces dernières années. C’est un terrain en friche auquel il faudra véritablement s’attaquer.