Ces vingt dernières années, le traitement des maladies neurologiques a beaucoup avancé.
Quel est le résultat le plus spectaculaire?

C’est sans doute le traitement de la sclérose en plaques, maladie qui se caractérise par la destruction progressive de la gaine de myéline, l’enveloppe protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière. Jusqu’à maintenant, le traitement se résumait à administrer des corticoïdes et de l’interféron, avec souvent, de forts effets secondaires. Aujourd’hui, il existe d’autres traitements médicamenteux qui agissent directement sur le mécanisme de la maladie. Non seulement on peut stabiliser son évolution mais certains malades récupèrent une partie de leurs capacités.

Est-ce le cas pour les autres maladies touchant le cerveau?
Malgré des décennies de recherche, les traitements apparus ces dernières années s’attaquent surtout aux manifestations et non aux causes des maladies dégénératives. Pour Alzheimer par exemple, on a beaucoup parlé d’un vaccin. L’idée est d’immuniser les patients contre la prolifération de la protéine qui s’accumule dans les cellules cérébrales et entraîne la mort. Sur des animaux, la vaccination s’est montrée efficace. Mais les premiers essais cliniques chez l’homme ont été interrompus, à cause de sévères réactions allergiques. Pour ce qui est des accidents vasculaires cérébraux (AVC), le traitement aigu et la prévention stagnent depuis des années. Il y a encore énormément de travail à faire, mais de grands espoirs concernent la récupération après un AVC grâce à la rééducation moderne.

Qu’en est-il de la prise en charge?
En l’absence de traitements curatifs dans certaines maladies, l’objectif principal reste de soulager au mieux les symptômes des malades. Il faut permettre aux patients de pouvoir vivre dans les meilleures conditions. Cette prise en charge a été un peu oubliée ces dernières années. Pourtant, les thérapies cognitives, la physiothérapie, l’ergothérapie et d’autres mesures de neurorééducation montrent de très bons résultats, en particulier dans la maladie de Parkinson ou les AVC.

Une maladie neurologique est définie par l’ensemble des troubles dus à une atteinte des nerfs, des muscles, de la moelle épinière, du tronc cérébral, du cervelet ou du cerveau, et dont l’ensemble constitue le système nerveux. En Suisse, plus de 15 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson, 10 000 vivent avec la sclérose en plaques et 110 000 personnes environ sont atteintes d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Enfin, il y a plus de 12 000 nouveaux accidents vasculaires cérébraux (AVC) par an.