Si l’immunothérapie est utilisée depuis de nombreuses années dans la lutte contre différents types de cancer, elle subit aujourd’hui une modification de philosophie qui l’emmène dans des avancées fulgurantes. A l’époque, il était question d’injecter des anticorps qui s’attaquaient spécifiquement aux cellules tumorales, notamment celles qui circulaient dans l’organisme et provoquaient des métastases.

«Les nouveaux traitements consistent, quant à eux, en une stimulation du système immunitaire du patient dans le but de débloquer les freins de ses globules blancs», résume le Dr Pierre Bohanes, médecin oncologue au centre de chimiothérapie anti-cancéreuse (CCAC). Principale difficulté restant pour les anticorps: reconnaître une cellule cancéreuse d’une cellule saine puisqu’elles ne se distinguent l’une de l’autre parfois que par quelques anomalies. Cela dit, les remèdes progressent, à ce sujet, de mois en mois.

Effet secondaire

A ce stade de la recherche, seul les cas sévères et avancés sont pris en charge par ces derniers traitements d’immunothérapie. Qu’ils soient combinés avec une chimiothérapie ou non, leur efficacité enthousiasme le Dr Bohanes: «Les résultats sont très encourageants.

Nous pouvons évoquer un espoir de survie dans des cas de cancers où il n’y avait aucune véritable solution à l’époque.» Quant aux effets secondaires, ils se font moins visibles puisqu’il n’y a, par exemple, pas de perte de cheveux. Le système immunitaire du patient devra cependant être surveillé sur le long terme car, une fois déplafonné par le traitement, il risque de provoquer divers syndromes auto-immunitaires.