«Grâce aux dernières avancées de la recherche, nous ne traitons quasiment plus le mélanome avec une chimiothérapie. Nous préférons des traitements plus adaptés, à la toxicité moindre», détaille d’emblée le Dr Nicolas Mach, oncologue aux Hôpitaux universitaires de Genève.

Parmi ces nouveaux traitements du mélanome, l’immunothérapie est celui qui concentre le plus d’espoirs, particulièrement lorsque la tumeur a une taille importante ou est à un stade d’envahissement ganglionnaire ne permettant plus un traitement local (chirurgie ou radiothérapie).

Cela dit, en raison de la nouveauté de ces traitements, les grands pays comme les Etats-Unis ont une petite longueur d’avance sur l’utilisation des remèdes de toute dernière génération. En Suisse, les immunothérapies les plus récentes ne sont pas encore admises en première intention. Néanmoins, tout indique que ces pratiques thérapeutiques vont prochainement évoluer.

Anticorps augmentés

«Si l’immunothérapie est particulièrement recommandée lors des mélanomes, c’est que la médecine a très vite identifié que ces anticorps levant un ‘frein’ immunitaire pouvaient parfois agir seul contre ces tumeurs. De plus, aujourd’hui, nous avons trouvé des solutions pour motiver le système immunitaire à attaquer ces tumeurs», s’enthousiasme le Dr Nicolas Mach.

Cela dit, comme pour toute immunothérapie, il existe un risque que le système immunitaire, une fois «débridé», s’attaque à des organes sains et provoque des pathologies auto-immunes qui dureront même une fois le traitement achevé. Heureusement, pour ce que l’on a déjà pu observer, cela concerne toutefois moins de 10% des patients.