Le XXe siècle, incarnation puissante de l’industrialisation, a créé dans les années cinquante une nouvelle catégorie de médicaments dont un des plus connus est l’antibiotique (1928). Une multitude de médicaments de synthèse, inspirés certes des plantes pour une majorité d’entre eux, viendront par la suite et jusqu’à nos jours.

Cette industrie très prospère du médicament est prometteuse et, pourtant, dans les années huitante, une recrudescence de mouvements naturalistes appelés génériquement New Age influença une grande partie de l’opinion à propos de la santé.

Le nouvel adage (à nouveau) est guérison et nature sont indissociables. Actuellement, une grande partie de la population veut recourir à une médecine naturelle, sans médicaments de synthèse.

Les remèdes naturels sont peu toxiques et ont peu ou pas d’effets secondaires. La palme revient bien évidemment aux remèdes homéopathiques dont l’effet toxique est nul.

Pathologies ORL révélatrices

Les pathologies ORL sont des manifestations physiologiques liées à des incapacités à gérer les troubles des sens. Les très jeunes enfants ne savent pas gérer leur sens tout comme le bébé ne sait pas gérer la digestion et l’assimilation d’où les reflux gastriques et intestinaux.

« La palme revient bien évidemment aux remèdes homéopathiques dont l’effet toxique est nul.»

Les médecines naturelles abordent les problèmes ORL sur deux fronts: l’infection et la problématique qui se cache derrière. Cette approche «mixte» se distingue de l’approche purement médicale centrée exclusivement sur l’infection.

Les thérapeutes en médecines naturelles, de part leur approche holistique, savent qu’une grande part de pathologies ORL vient d’un déséquilibre de la flore intestinale. De ce fait, ils cherchent dans un premier temps à rééquilibrer cette flore sans se focaliser exclusivement sur la pathologie ORL elle-même.

Le long chemin de la reconnaissance

Les années huitante et surtout nonante ont vu éclore un nombre incroyable d’écoles de thérapies naturelles. La formation était alors peu structurée, obligeant les intéressés à se forger un chemin éducatif et à développer leur capacité d’indépendant, de soignant, de thérapeute.

Peu à peu, les écoles ont organisé la formation, amélioré la qualité de l’enseignement pour répondre à un public de plus en plus demandeur, voire connaisseur. Le remboursement des prestations et des remèdes par les assurances complémentaires et la venue du diplôme fédéral encouragent les écoles à améliorer encore la qualité de leur formation pour permettre aux nouveaux thérapeutes d’être capables de communiquer avec les médecins.

Une certaine forme de collaboration entre médecine universitaire et naturelle, à savoir la médecine intégrative, est en train de naître. Cette fusion est, à n’en pas douter, la marque d’un futur stable pour les médecines naturelles.