Traitement du cancer et qualité de vie 

Les maladies cancéreuses peuvent être traitées à l’aide de méthodes modernes, mais les succès thérapeutiques sont souvent liés à une chimiothérapie intraveineuse contraignante pour les patients. Les thérapies permettent dans de nombreux cas de vaincre le cancer ou d’apporter de précieuses années de vie supplémentaires au patient. Un tel traitement signifie pour la personne affectée un changement incisif de sa situation personnelle. Malheureusement, les traitements sont généralement très pénibles pour les patients. En particulier, la chimiothérapie est associée à de fortes contraintes individuelles, résultant directement des effets indésirables du traitement agressif ou étant dues aux désagréments d’une administration par voie intraveineuse. 

Pour rendre ce traitement pénible mieux supportable, de plus en plus d’études examinant et documentant l’ensemble du déroulement d’un traitement du point de vue des patients, sont disponibles. 

Gagner du temps grâce à la voie orale

Afin d’améliorer le déroulement du traitement, une étude internationale a observé le temps qu’il faut au patient pour chaque étape individuelle de la chimiothérapie et a comparé le temps d’un traitement par voie intraveineuse avec celui correspondant à une administration par voie orale.

Cette étude a été réalisée dans différents hôpitaux d’Europe en utilisant le principe actif vinorelbine, qui peut être administré aussi bien par voie intraveineuse que par voie orale, et qui est approuvé pour le traitement du cancer du sein et pour le traitement d’une forme de cancer bronchique (le CBNPC). 

Même temps avec le médecin – moins de temps d’attente

Le résultat global ne surprend pas: alors que le temps passé en consultation chez le médecin n’est pas plus court pour le traitement oral, le temps nécessaire pour la préparation du médicament à la pharmacie est réduit de moitié. La durée de séjour du patient après le traitement est même raccourcie de plus de deux tiers. Au total, la durée totale du traitement est réduite d’un tiers, soit une heure et demie! Ce qui équivaut à un match de football ou un film au cinéma et cela pour chaque prise de chimiothérapie.

La saisie des données dans 8 hôpitaux différents a révélé de grandes différences concernant le déroulement du traitement. Si le gain de temps est d’une heure et demie en moyenne, il était de 3 heures dans un hôpital. Le gain de temps dépend donc de l’organisation du travail au sein du service d’oncologie de l’hôpital.

Forme orale en oncologie: avantages pour le médecin, le personnel soignant et les patients

L’équivalence thérapeutique – c’est-à-dire une efficacité identique – est bien documentée pour la forme orale et la forme intraveineuse de vinorelbine. Il en résulte l’avantage unique de permettre au médecin traitant de choisir. Il peut offrir la variante orale de façon très spécifique, par exemple pendant ses propres vacances ou celles du patient, lors de situations d’urgence à court terme, de façon alternante ou par blocs entiers de traitement. Cela permet en même temps de tenir compte de la situation géographique en Suisse. Les patients qui vivent dans des régions isolées – et étant donc contraints à de longs déplacements compliqués pour se rendre au centre d’oncologie – pourraient par exemple avoir une administration sur deux à la maison ou chez leur généraliste.