Les deux jambes en fibre de carbone de l’athlète Oscar Pistorius est l’exemple le plus emblématique de l’évolution des prothèses orthopédiques.

Le Sud-Africain a réussi l’exploit de se qualifier pour les demi-finales du 400 mètres aux Jeux olympiques de Londres en 2012 aux côtés de concurrents non handicapés.

Au plus près du membre amputé

Grâce aux progrès scientifiques, les prothèses orthopédiques sont aujourd’hui fabriquées avec du titane et de la fibre de carbone, des matériaux utilisés dans l’aéronautique.

Elles disposent d’un appareillage plus léger et résistant que les prothèses classiques. Ces dispositifs sont conçus sur mesure pour s’adapter à la morphologie de chaque membre amputé.

Mais les scientifiques sont prêts à aller beaucoup plus loin, grâce à la robotique et l’informatique. De petits moteurs électriques font déjà office de muscles et des capteurs miniatures peuvent restituer un certain sens du toucher.

L’objectif est de recueillir des signaux sur des nerfs moteurs encore intacts et les analyser pour commander les mouvements. Des batteries, logées directement dans le membre, alimentent ce système.

Encore du chemin à parcourir

Mais ces remarquables résultats, testés en laboratoire, ne sont qu’à leur début. Les batteries doivent être rechargées quotidiennement et la sensibilité est très loin des performances des membres humains.

Quant aux tarifs, évalués à plusieurs dizaines de milliers de francs, ils ne permettent pas pour l’instant une large diffusion de ces progrès.