Des programmes de plus en plus performants

Avec l’allongement de l’espérance de vie, la fréquence des maladies neurologiques continue augmenter, rendant indispensa le la collaboration interdisciplinaire des spécialistes concernés. Marie Delaloye, neuropsychologue dans le service de réhabilitation neuro- logique de la Clinique La Lignière à Gland, constate que «ces dix dernières années la recherche sur le cerveau a permis d’améliorer la prise en charge interdisciplinaire des patients atteints de troubles neurologiques. En neuropsychologie et logopédie, ce sont les troubles du langage, de la mémoire, des fonctions exécutives (planification, organisation…) et de l’attention qui sont le plus souvent au centre de notre prise en charge».

Un travail d’équipe

Composée notamment de médecins, d’infirmiers, de physio- thérapeutes, d’ergothérapeutes, de neuropsychologues, de logo- pédistes et de psychologues, l’équipe de réadaptation vise la récupération de l’autonomie du patient dans sa vie quotidienne. «Chaque corps professionnel se met l’oeuvre, par le iais d’exercices spécifiques, pour restaurer les fonctions déficitaires ou pallier leurs carences. L’interdisciplinarité et le consensus entre les professionnels des diverses branches se sont substitués l’ancienne pluridisciplinarité qui enfermait chaque praticien dans son unique chapelle», se réjouit Marie Delaloye.

Ne jamais perdre espoir

Malgré les énormes progrès réalisés dans le domaine de la prise en charge des troubles neurologiques, il est souvent encore difficile de prévoir si un patient va, oui ou non, pouvoir récupérer ses facultés. Malgré tout, souligne Marie Delaloye, «on sait que les patients qui ont une évolution rapidement favorable dans les premiers mois après une atteinte cérébrale ont de meilleures chances de restaurer leur autonomie à terme. Cependant, même au-delà des deux ans considérés comme la période de consolidation après une lésion cérébrale, on peut toujours s’attendre des améliorations susceptibles d’augmenter sensiblement la qualité de vie du patient».