Les études le démontrent de plus en plus à l’aide de données étayées: les difficultés n’ont pas le même impact sur les personnes affectées dans leur santé en regard de facteurs psychosociaux, environnementaux ou culturels.

Ainsi, dans le vieillissement cérébral, l’accès à l’éducation et à des activités valorisantes toute la vie sont des éléments clés. Anne-Claude Juillerat, neuropsychologue, explore cette problématique depuis des années et souligne l’importance d’une approche multidisciplinaire.

Il y a bien sûr des éléments biologiques, mais qui sont modulés par des facteurs émotionnels, relationnels et par le parcours de vie, d’où l’importance d’une approche intégrative, qui assume la complexité.

Il est crucial que les professionnels de santé puissent collaborer de manière rapprochée autour de la personne et lui donner ces informations. En connaissant les divers éléments qui contribuent à sa santé et sur lesquels elle peut agir, elle est co-actrice: elle n’est pas réduite à un diagnostic et peut se raconter une autre histoire que celle d’une maladie, ce qui est aussi important pour l’évolution (c’est l’«effet autoréalisateur des prophéties»).

Quelques conseils à ne pas négliger à ce sujet:

  1. Chaque situation est complexe et doit être accompagnée en tenant compte des éléments propres à chaque personne.
  2. On doit pouvoir être co-acteur de sa santé; ne pas hésiter à se renseigner à plusieurs endroits lorsqu’on rencontre des difficultés.
  3. Le réseau relationnel joue un rôle important dans la santé, notamment cérébrale.
  4. Garder sa curiosité et une ouverture sur le monde à tout âge.