La trop forte pression du liquide intra-oculaire est l’une des principales causes du glaucome, nous informe le Dr André Mermoud, directeur du Centre du glaucome à la Clinique de Montchoisi, à Lausanne.

Elle entraîne, nous dit-il, la destruction progressive du nerf optique. Cette surpression est la résultante d’un défaut de drainage, à savoir, un problème mécanique qui empêche l’humeur aqueuse de s’écouler librement.
 

Crépuscule

L’évolution de cette maladie dégénérative, souligne l’éminent spécialiste, est si lente que la personne atteinte ne se rend pas compte qu’elle est en train de perdre la vue.

Par analogie, d’aucuns diraient que le glaucome est à la vision ce que le crépuscule est à une belle journée d’été. On prend conscience que la nuit est tombée lorsqu’elle est déjà bien installée.
 

40 ans et plus

Le glaucome se manifeste essentiellement au-delà de la quarantaine. Il touche 2% de la population. Par manque de moyens de dépistage et de soins, les pays du tiers-monde connaissent le taux de cécités totales le plus élevé, nous confie notre interlocuteur.
 

Une médecine de pointe

Dépistée à temps, cette maladie est parfaitement maîtrisée par le corps médical. Le traitement peut consister en un collyre visant à réduire la pression du liquide intra-oculaire ou alors, en faisant appel à des techniques d’avant-garde tels le laser ou la microchirurgie.

Dans certains cas, le médecin préconisera l’implant d’un système de drainage artificiel.   
 

Informer et agir

Grâce aux campagnes d’information, aux journées annuelles du glaucome et à des fondations telle Vision for All dont le Dr André Mermoud assure la présidence, la vue de centaines de milliers de personnes a pu être sauvée. 
 

Ophtalmologie sans frontière

Chaque jour, plusieurs centaines de milliers de personnes perdent la vue quelque part dans le monde. Sont notamment touchés les pays plus défavorisés en matière d’accès à la prévention et aux soins.

En République démocratique du Congo, par exemple, on dénombre seulement un ophtalmologue pour un million d’habitants.

C’est un peu comme si la Suisse ne comptait que six ophtalmologues sur l’ensemble du territoire.

Cette tragédie humanitaire ne nous laisse pas indifférents. De là est née, en 2001, la Fondation Vision for All (VFA) sous l’impulsion du Dr André Mermoud, directeur du Centre du glaucome à la Clinique de Montchoisi, à Lausanne et du Dr Marc-Etienne Karlen, spécialiste FMH en ophtalmologie. 
 

Un accès direct aux soins

VFA se donne pour mission, entre autres, de soutenir dans la durée des centres ophtalmologiques ainsi que la formation du personnel médical et paramédical en Afrique subsaharienne, en Inde et au Népal.

Ainsi, des populations totalement démunies ont pu bénéficier d’un accès direct aux soins grâce à l’engagement bénévole d’une équipe de professionnels hautement spécialisés en ophtalmologie, soutenue par du personnel administratif et une logistique des plus performantes.

Tout cela n’aurait pas été possible sans la générosité de nombreux donateurs.
 

Des projets d’envergure

Hormis ceux déjà réalisés depuis plus de seize ans, d’ambitieux projets sont à l’étude et n’attendent qu’une levée de fonds pour voir le jour.

A très court terme, VFA participera à la construction d’un grand hôpital ophtalmologique au Rwanda.

Pour ce faire, VFA-Rwanda compte sur la générosité des citoyens de notre pays sachant que pour quelques dizaines de francs offerts, la vue d’un enfant ou d’un adulte sera sauvée.

Plus d'informations

Clinique de Montchoisi
Chemin des Allinges 10
1006 Lausanne

T +41 21 619 37 42
F +41 21 619 36 28